La naturalisation du nageur tunisien Rami Rahmouni pour représenter l’équipe nationale saoudienne dans les compétitions internationales a suscité une vague de polémique dans les milieux sportifs tunisiens, après la confirmation de l’information par Hadia Mansour, présidente de la Fédération tunisienne de natation,
La naturalisation du nageur tunisien Rami Rahmouni pour représenter l’équipe nationale saoudienne dans les compétitions internationales a suscité une vague de polémique dans les milieux sportifs tunisiens, après la confirmation de l’information par Hadia Mansour, présidente de la Fédération tunisienne de natation, mercredi 25 février 2026.
Mansour a expliqué que Rahmouni avait cessé de communiquer avec la Fédération tunisienne de natation, le Comité national olympique tunisien et son club d’origine depuis près de deux ans, avant d’être officiellement naturalisé pour représenter l’Arabie saoudite lors des prochaines compétitions internationales.
Cette évolution soudaine a été perçue comme un « choc » au sein de la grande famille de la natation tunisienne, d’autant que Rahmouni figurait parmi les jeunes talents sur lesquels la Fédération comptait pour les prochaines échéances.
Des incitations financières ” et une perte de talents “
La présidente de la Fédération a estimé que le nageur était tombé dans le « piège des incitations financières », soulignant que cette décision reflète un problème plus profond dont souffre le sport tunisien : la difficulté de conserver
les jeunes talents face aux offres étrangères attrayantes.
Ce dossier soulève à nouveau la question du départ des sportifs et de leur naturalisation par d’autres pays, alors que la Tunisie se prépare à de grands rendez-vous sportifs, comme les championnats du monde et les Jeux olympiques, où la préservation des talents devient une priorité stratégique.
Les défis de la prochaine étape
Des observateurs estiment que cet épisode impose aux structures sportives de revoir leurs politiques d’encadrement et d’accompagnement des jeunes sportifs, sur les plans financier, psychologique et professionnel, afin d’éviter
que de tels scénarios ne se reproduisent à l’avenir.
Entre déception et appel à la réforme, le dossier de la naturalisation de Rami Rahmouni reste un nouvel indicateur des défis auxquels le sport tunisien est confronté dans ses efforts pour conserver ses jeunes talents, face à une concurrence régionale et internationale croissante.






