À chaque saison ramadanesque, la concurrence télévisuelle se renouvelle et le petit écran devient un terrain ouvert où se mesurent les goûts du public et la capacité des œuvres à retenir son attention. Cette année, la chaîne El Hiwar Ettounsi revient avec une nouvelle série comique intitulée
À chaque saison ramadanesque, la concurrence télévisuelle se renouvelle et le petit écran devient un terrain ouvert où se mesurent les goûts du public et la capacité des œuvres à retenir son attention.
Cette année, la chaîne El Hiwar Ettounsi revient avec une nouvelle série comique intitulée “Hedhi Akhertha”, coréalisée par Sami Fehri et Marwa Znaidi. Un retour riche de sens après une période d’absence de la scène artistique.
Cette comédie ne se contente pas de raconter une histoire passagère. Elle part d’une situation dramatique aux dimensions sociales évidentes : la sortie de prison du héros, Bassam Hamraoui, un moment charnière d’où naissent les événements et les aventures, notamment dans ses rapports avec sa famille et le milieu qui l’accueille à nouveau. Entre le désir de tourner une nouvelle page et le poids du passé naissent des situations comiques et des scènes du quotidien qui mêlent satire et réalité.
Le scénario est signé Bilal Messaoui, avec la participation de Sadek Halouas. Cette collaboration d’écriture mise sur des personnages proches de la réalité, capables de faire rire sans tomber dans la simplification ou la bouffonnerie. La série s’appuie également sur une pléiade de grands acteurs, chacun apportant sa touche à la construction de l’histoire et au rythme comique.
Car la comédie, aussi légère puisse-t-elle paraître, reste l’un des genres dramatiques les plus difficiles. Elle exige une écriture précise, un sens du timing maîtrisé et un jeu capable de trouver l’équilibre entre humour et crédibilité. Le rire ne naît pas du hasard, mais d’une construction dramatique rigoureuse et d’une profonde compréhension des goûts du public.
Avec “Hedhi Akhertha”, El Hiwar Ettounsi mise sur la reconquête de la confiance des téléspectateurs dans la comédie locale et sur la création d’un moment ramadanesque fédérateur, où le rire serait à la fois un exutoire et un miroir reflétant, sur un ton satirique, les préoccupations de la société.
Reste une question : ce retour réussira-t-il à résoudre la difficile équation entre rire et qualité ? Seul le Ramadan pourra y répondre. Mais une chose est sûre : faire de la comédie n’a rien d’aisé, et cette année, le pari porte un nom… le rire intelligent.
Par : Takoua Jlil






