La quinzième édition du Festival international du film de l’enfance et de la jeunesse de Sousse s’est achevée le samedi 11 avril 2026 au soir, lors d’une cérémonie organisée au Théâtre municipal de Sousse en présence de plusieurs acteurs du secteur culturel et des invités du festival,
La quinzième édition du Festival international du film de l’enfance et de la jeunesse de Sousse s’est achevée le samedi 11 avril 2026 au soir, lors d’une cérémonie organisée au Théâtre municipal de Sousse en présence de plusieurs acteurs du secteur culturel et des invités du festival. Elle a clôturé une semaine riche en projections, ateliers et rencontres de réflexion, qui ont misé sur le cinéma comme outil d’expression et de sensibilisation.
La soirée de clôture a débuté au rythme de la musique tunisienne, avec un spectacle de l’artiste Mokhtar Taher qui a fait réagir le public. La présentatrice de la cérémonie, la journaliste Sima Mezoughi, a ensuite rappelé les grandes étapes du « FIFEJ » depuis sa création en 1991, évoquant des noms et des expériences qui ont marqué son parcours, dont la période où il était dirigé par le regretté producteur Néjib Ayed.
Dans son allocution, le directeur du festival, Aymen Jelili, a souligné l’importance de la formation pour la pérennité de ce rendez-vous cinématographique. Il a mis en avant le rôle central des ateliers et de l’école de cinéma dans le développement des compétences des participants, ainsi que le soutien du public et des institutions. Il a également présenté les temps forts de cette édition, qui s’est déroulée du 6 au 11 avril et a comporté des premières projections de films en Tunisie ainsi que des rencontres de réflexion consacrées aux questions touchant les adolescents.

Tout au long du festival, les projections se sont réparties entre plusieurs espaces culturels de Sousse. La programmation variée, mêlant compétitions officielles et séances spéciales, a permis aux cinéphiles de découvrir des œuvres venues de différents pays.
Le « FIFEJ » ne s’est pas limité aux projections : il a aussi accordé une place importante à la formation, à travers l’école de cinéma organisée avant le début du festival, ainsi qu’une série d’ateliers pratiques consacrés à la réalisation, au scénario, à l’éclairage, au montage, aux films d’animation et à la photographie. Encadrés par des spécialistes tunisiens et étrangers, ces ateliers s’adressaient principalement aux étudiants et aux adolescents.
La sensibilisation a également occupé une place importante à travers des rencontres de réflexion sur des sujets sensibles, comme la violence contre les adolescents et les discours de haine. Une expérience cinématographique destinée aux personnes malvoyantes a également été proposée, avec un documentaire en audiodescription, une initiative qui témoigne de l’ouverture du festival à tous les publics.
La soirée de clôture a été marquée par l’annonce des lauréats des prix « Jawhara » dans les différentes compétitions. Dans la catégorie des longs métrages de fiction, la Jawhara d’or est revenue au film irakien « Erkala, le rêve de Gilgamesh » de Mohamed Jbara Al-Daradji, tandis que le film tunisien « Nwar Achia » de Khadija Leclere a remporté la Jawhara de bronze. Dans la compétition des courts métrages, « Ghomidha » de Rami Abbas a remporté la Jawhara d’or.

Dans la nouvelle compétition des longs métrages documentaires, le film palestinien « Le clown de Gaza » d’Abderrahmane Sabbah a remporté la Jawhara d’or, tandis que le film tunisien « Zriatna » d’Anis Lassoued a reçu le prix spécial du jury. La compétition des films de jeunes de moins de 30 ans a également célébré des voix prometteuses du cinéma : le film « Le Tourbillon » de Wassim Ahmed a remporté le premier prix.
Cette nouvelle édition du « FIFEJ » a confirmé une fois de plus sa capacité à associer plaisir cinématographique et ambition éducative, en plaçant la jeune génération au cœur de son projet et en faisant du cinéma un espace de dialogue et de réflexion sur les questions de l’enfance et de la jeunesse.







